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Comment peut-on vouloir se donner un pays…

(…) Les compagnies gazières au-dessus de toutes les lois

Les citoyens sont sans recours car les propriétaires de terrains ne sont pas propriétaires du sous-sol. Ces propriétaires, ce sont les compagnies minières qui ont obtenu du gouvernement des permis (claims) pour toute la Vallée du Saint-Laurent.

Les propriétaires du sous-sol québécois peuvent en conséquence «acquérir, à l’amiable ou par expropriation, tout bien nécessaire à l’accès au terrain ou à l’exécution de travaux d’exploration ou d’exploitation».

Source : Rue Frontenac

… quand le sous-sol du futur pays a été cédé à des compagnies au nom de l’économie, compagnies qui ont tous les droits ?  Et comme par hasard, ce sous-sol donné aux compagnies se retrouve en grande partie dans le secteur le plus peuplé du Québec.

Foglia n’avait pas tort de parler de peste dans sa chronique de fin de semaine…

Évidemment, pour ces compagnies, on trouvera facilement :

Pour chaque fracturation, on utilise 10 millions de litres d’eau, soit l’équivalent de plus de 3 piscines olympiques. L’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) précise néanmoins que cela est «moins que la quantité d’eau utilisée chaque mois pour l’entretien d’un terrain de golf».

Source : Rue Frontenac

alors qu’ailleurs, on demandera aux citoyens…

(…) À l’image d’autres municipalités au Québec, la Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré est aux prises depuis le début de l’été avec une pénurie d’eau importante en raison des conditions très sèches des derniers mois. Dans ce contexte, la Ville a dû acheter, depuis le mois de juin, plus de 21 000 m3 d’eau à sa voisine, Beaupré, afin de fournir le précieux liquide à sa population de quelque 3000 personnes, tout comme aux hôtels et aux restaurants.

Aux prises avec ce problème, la Ville a dû interdire à ses citoyens, depuis la fin juin, d’utiliser l’eau pour une foule d’activités extérieures, que ce soit arroser le gazon, remplir des piscines, nettoyer l’asphalte de son entrée et laver son automobile. Toute personne qui enfreint cette directive est passible d’une amende de 500 $.

Source : Cyberpresse

Le citoyen n’a cependant rien à craindre car il pourra toujours s’acheter des bouteilles d’eau, eau que le gouvernement aura vendu à un prix ridicule à d’autres compagnies. (Se rappeler qu’il y a 1000 litres d’eau dans un mètre cube…)

Et c’est sans le moindre rire que les premiers ministres ont signé…

(…) Les 13 premiers ministres provinciaux et territoriaux ont mis fin, vendredi après-midi, à leur septième Conseil de la fédération à Winnipeg. Ils ont adopté une Charte de l’eau et se sont engagés à collaborer en matière de santé.

Sur proposition du premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, les chefs de file ont adopté une Charte de l’eau dans laquelle ils s’engagent à préserver cette ressource naturelle menacée.

Source : Cyberpresse

Moi, j’appelle cela, être baisé de tous les bords…

Allez !!! Jouissez !!!

On n’a pas d’argent pour les infirmières mais…

Action Santé L.C, une agence privée d’infirmières, vient d’acheter un motel pour loger ses employés qui travaillent à l’hôpital de Baie-Comeau.

(…) Récemment, ses dirigeants ont vendu la résidence pour faire l’acquisition d’un motel de 20 chambres. Une propriété d’une valeur de 300 000 $, selon l’évaluation municipale.

Source : Radio-Canada

le privé a le moyen de bien payer ses infirmières, de les loger, de les faire travailler au public et de refiler ses coûts au gouvernement.

Et on essaie de nous faire croire que le public sauve ainsi de l’argent.

Ça me fait penser, qu’au moment de mon arrivée à Baie-Comeau au début des années 70, Soeur Surprise qui faisait la tournée des bars de danseuses nues, lorsqu’elle venait à Baie-Comeau danser dans les bars, était aussi logée dans un motel.

Comme quoi les temps ne changent pas autant qu’on le pense…  les infirmières du privé ont remplacé les danseuses nues.

Quelle mise en scène !!!

(…)«Je ne peux pas penser qu’on va nous reprocher de travailler un dimanche, il faut prendre le temps de faire les choses.»
-Line Beauchamp, ministre de l’Environnement

Source : Canoe

ou quand on prend les citoyens pour des caves… C’est d’une tristesse infinie…

Le gouvernement va sûrement se retrouver en nomination pour un trophée Artis, l’année prochaine…

Un spectacle de boucane...

(…) Ainsi, la sanction maximale pour une entreprise qui rejette un contaminant prohibé dans l’environnement passera de 250 000 $ à 6 millions de dollars. Leurs dirigeants et leurs administrateurs devront verser 2 millions plutôt que les 25 000 $ actuels.

Source : Radio-Canada

Combien de fois dans le passé a-t-on imposé l’amende de 250 000$ à une entreprise ?

Combien de fois dans le passé a-t-on imposé l’amende de 25 000$ à des dirigeants d’une entreprise ?

Alors 250 000$, 6 000 000$, ça veut dire quoi ?

Un show de boucane pour faire croire au peuple qu’on agit…

Comme on dit par «che-nous», de la grosse bullshit.

Charité bien ordonnée...

(…) Les dirigeants de plusieurs organisations caritatives canadiennes ont reçu plus de 300 000 $ en rémunération en 2009, selon des informations fournies à Revenu Canada et dévoilées par le Globe and Mail.

Source : Radio-Canada

… commence par soi-même.  Et on nous ressort l’argument éculé…

(…) Le président du conseil d’administration d’Imagine Canada, Don McCreesh, soutient qu’il est impensable de limiter le salaire des gestionnaires d’organisations caritatives à 250 000 $. Il soutient que certaines d’entre elles sont d’une taille imposante et qu’elles nécessitent des gestionnaires compétents.

Source : Radio-Canada

Comme si le salaire et les bonis étaient la preuve de la compétence.

Ceux et celles qui ont fait perdre 40 milliards à la Caisse de dépôt et de placement du Québec carburaient aux salaires élevés et aux bonis… et pourtant cela a-t-il empêché la catastrophe de se produire ?

Ceux qui dirigeaient Enron et qui se payaient des dizaines de millions en salaires et en bonis ont-ils évité sa déconfiture ?

Les banquiers qui sont en partie responsables de la dernière crise économique étaient-ils payés au salaire minium ?

Et il y en a encore pour nous faire croire que salaires élevés et bonis élevés = compétence.  La seule compétence qu’ils ont, c’est celle de pouvoir «fourrer» ceux qui paient leurs salaires et leurs bonis. Et habituellement, ce sont des gens de la classe moyenne qui paient.

Le retour d'ascenseur...

Le budget du gouvernement du Québec prévoit une hausse du financement de l’Orchestre symphonique de Montréal grâce à la création d’un fonds de 10 M$ à même les revenus de Loto-Québec.

Le ministre Bachand a annoncé mardi la création d’un fonds de 10 M$ par Loto-Québec pour l’Orchestre symphonique de Montréal en 2010-2011. Le montant de ce fonds passera à 8,5 M$ par an par la suite.

Source : Rue Frontenac

Un service en attire un autre.  Les dernières sorties de Lucien auront été payantes pour l’OSM.

On ne pourra pas dire que la gang à Charest n’est pas reconnaissante…

Ce n’est sûrement pas Lucien qui va se plaindre.

Le temps des bouffons...

Les Québécois sont «depuis longtemps déresponsabilisés» face à leurs services publics, a déploré M. Bachand. «Ce n’est pas vrai que les services sont gratuits. Il y a un coût à ça et c’est 68, 69 milliards $.»

Le ministre a été chaleureusement applaudi par les 600 convives de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Source : Cyberpresse

Ce sont les mêmes qui ont chaudement applaudi Henri-Paul Rousseau qui venait de faire perdre aux Québécois 40 milliards de leur avoir.

Les réjouissances se poursuivent.

Une bonne pensée pour Pierre Falardeau. Les temps n’ont pas changé…

Les grands boss en santé se réjouissent...

Chaque adulte québécois mettra 25 $ dès cette année dans une tirelire spécialement dédiée aux hôpitaux. Ce paiement grimpera à 100 $ l’an prochain, pour atteindre 200 $ par an à partir de 2012.

L’annonce de cette «contribution santé» a été bien accueillie hier par l’Association québécoise d’établissements de santé et des services sociaux (AQESSS). «Ça donnera de l’oxygène au réseau», a estimé sa directrice générale, Lise Denis.

Source : Cyberpresse

Ouf !!!  Ils ont eu peur. Ils sont maintenant rassurés.

Leurs bonis seront assurés…

J'ai bien de la misère, avec les primes...

Le président de la SAAQ, John Harbour, défend bec et ongles les généreux bonis accordés aux dirigeants de la société d’État en 2008, affirmant qu’ils ont contribué à éviter de nouvelles hausses de tarifs aux usagers.

Celui qui comptait quitter discrètement la direction de la Société de l’assurance automobile, le 31 mars prochain, a choisi de rencontrer la presse hier pour réagir aux révélations du Journal sur les bonis de deux à quatre fois supérieurs versés aux cadres en 2008, et qui atteignent des sommes de 15000$ à 45000$.

SOURCE : Canoe

Le plus drôle, c’est qu’on prétend que l’on donne des primes pour pouvoir retenir les meilleurs administrateurs à notre emploi.

Et si on regardait tous ceux qui ont été responsables de la dernière «tempête parfaite»… C’était tous des gens qui carburaient aux primes. Compétence dit-on.

Puisque, pour tous ces gens. les primes sont si importantes et que c’est ce qui, semble-t-il, leur permet de faire tout simplement le travail pour lequel on les engage, je suggère qu’on cesse de donner des salaires à ces gens et qu’on ne leur donne que des primes puisque c’est ce qui les motiveraient à faire le travail.

Par contre, je n’ai rien contre le fait qu’on leur donne des bonis.

Créer de la richesse, c'est...

Attiré par une généreuse aide gouvernementale, l’éditeur de jeux vidéo Warner Bros Interactive Entertainment a annoncé lundi l’ouverture d’un studio à Montréal, où devraient travailler quelque 300 personnes d’ici la fin de 2015.

Pour convaincre la multinationale de s’installer dans la métropole, Québec a dû consentir à lui verser une subvention non remboursable de 7,5 millions $. Comme il le fait pour plusieurs entreprises du secteur du multimédia, le gouvernement remboursera également, sous la forme de crédits d’impôt, jusqu’à 37,5 pour cent des salaires des employés du studio, qui oscilleront entre 65 000 $ et 70 000 $ par année.

SOURCE : Cyberpresse

Il leur sera facile de parler contre les gras durs de la fonction publique lorsque qu’une partie importante de leurs salaires aura été payé en partie par l’État.

Je serais curieux de connaître le nombre d’emplois dans le privé, qui au Québec, sont subventionnés directement ou indirectement par le gouvernement…

Que l’on pense, aux CPE, aux alumineries, aux TI, aux minières, cinéma, émissions de télé…

Et le gouvernement ne trouve pas d’argent pour payer ses infirmières à leur juste valeur.  Faut croire qu’il juge que bien payer ses infirmières crée moins de richesse que des faiseurs de jeux électroniques.

Comment disaient-ils cela dans le temps : Donnez-leur des jeux et du pain. Le gouvernement a bien compris.

* Les caractères gras sont de moi