Cette fin de semaine de découverte pour Bessette, qui amorce à peine sa carrière paracycliste, a été particulière, elle qui dit avoir fait une croix sur sa carrière individuelle en cyclisme. «Ce fut une période de 10 ans de ma vie et maintenant, c’est derrière moi, a-t-elle lancé. J’adore vraiment mon expérience en paracyclisme et ce milieu, où je rencontre des gens extraordinaires. Voir des athlètes avec des handicaps qui se défoncent comme ça, ça m’a donné la chair de poule. C’est vraiment intense.»
Les Baie-Comois ont maintenant rendez-vous en juillet 2011 pour revoir les paracyclistes, car tout indique que Baie-Comeau décrochera la finale de la Coupe du monde l’an prochain.
Que dire de plus… Ce fût 4 jours de chair de poule.
Et contrairement à beaucoup des spectateurs, ceux à qui je me suis le plus attaché, ce ne sont pas aux «vedettes», qui sont probablement nécessaires pour faire connaître l’activité. Mais, j’ai adoré voir circuler les oubliés, ceux qui ne sont pas en tête de peloton, qui pédalent, pédalent avec courage et qui n’ont pas une imposante machine qui les suit en course et/ou qui les encourage le long du parcours. Ceux que les autres regardent passer sans émotion.
Mon coup de coeur va à cette athlète australienne, Jayme Paris
qui s’est effondrée quelques pieds plus loin, avant d’atteindre le sommet de la côte. L’équipe médicale étant tout près, elle a été prise en main presque immédiatement. Pendant combien de temps? Difficile à dire, car ce moment-là m’a paru une éternité.
La solution facile pour elle, cela aurait été d’embarquer dans l’ambulance et d’arrêter là sa course. Mais non, elle a remonté sur son vélo et elle a fini de monter la côte. Inutile de dire qu’à chacun de ses repassages, c’était l’euphorie parmi les spectateurs présents…
La catégorie la plus triste de la fin de semaine aura été celle des tricycles.
Si elle fût si triste, ce n’est surtout pas dû au plus grand handicap des athlètes. C’est qu’ils/elles ont été des laissés pour compte par les spectateurs qui avaient quitté la côte, après la compétition précédente… sans y revenir. Ils/elles ont été aussi des laissés pour compte par les équipes des pays représentés. Durant toutes les autres compétitions, des délégations d’athlètes prenaient place le long de la côte pour encourager les autres athlètes de leur pays participant aux compétitions et aussi ceux des autres pays.
Pour la compétition des tricycles, personne. Je me suis retrouvé seul avec ma caméra (sauf deux personnes qui remontaient la côte vers chez eux) et les athlètes. J’en ai souvent oublié la caméra pour ne pas interrompre mes encouragements. Eux, sont réellement mes héros. Une catégorie ingrate pour ces athlètes.
Après un petit congé, ce matin, je me remettrai au traitement des autres photos que j’ai en banque.
Aujourd’hui et demain se tient à Baie-Comeau la compétition, pour l’est du Québec, du challenge Firefit. Cette compétition se déroule entre des pompiers de différents services de pompiers de différentes villes du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse… et il y avait même une équipe de l’Ontario qui était inscrite.
Le but, c’est de se qualifier pour la compétition finale canadienne qui aura lieu à Brampton, Ontario, au début de septembre. Soit dit en passant la compétition canadienne, en 2012, aura lieu à Baie-Comeau.
Aujourd’hui, c’était la compétition individuelle et demain, celle par équipes.
Par cette belle journée chaude et ensoleillée, les instruments de torture étaient :
Le boyau d’arrosage à plat de 42 livres que l’on doit monter sur ses épaules
Boyau d'arrosage à plat er roulé
en haut d’une tour d’une bonne cinquantaine de pieds.
Tour de la compétition
Une fois rendu en haut de la tour, à l’aide du câble qui y est suspendu, on monte le boyau d’arrosage roulé qui pèse toujours 42 livres.
On redescend pour se rendre au bloc que l’on doit déplacer sur une certaine distance avec la masse.
Bloc à déplacer avec une masse
On slalome entre les bornes-fontaines pour aller chercher le boyau que l’on traîne sur son dos pour faire tomber la cible.
Trajet pour la cible
Et finalement, on soulève le mannequin qui est tout de muscles (!!!) et fort pesant pour l’amener à la ligne finale.
Mannequin à déplacer
Évidemment, tout ça se fait avec l’habillement habituel des pompiers.
Les travaux pour remplacer la mère nature (pelouse naturelle) à la piste et pelouse/terrain de football de la Poly des Baies sont commencés.
Piste et pelouse / Terrain de football, Poly des Baies
Piste et pelouse / Terrain de football, Poly des Baies
Les jeunes pourront pratiquer leurs sports favoris sur une surface synthétique. Ce changement permettra de rallonger le temps d’utilisation de ce terrain, plus tôt au printemps à la fonte des neiges qui rendait l’utilisation du terrain impossible et à l’automne, saison des pluies.
Cependant, les jeunes y perdront le plaisir de s’échanger un ballon boueux…
Une conférence de presse tenue à Montréal, le 21 juillet passé, pour parler des Championnats du monde de paracyclisme route UCI 2010 à Baie-Comeau, ne semble pas avoir eu beaucoup d’écho dans la grande presse de Montréal ou sur leurs sites Web.
Il faut dire que cela se passe en région donc inintéressant pour les grandes villes du Québec.
Tout de même, si cela peut réveiller un peu votre intérêt, je vous suggère d’aller voir le dernier vidéo ajouté sur le site web de l’organisation et de lire la pochette de presse distribuée par la FQSC, à cette occasion pour souligner la participation canadienne à ce championnat.
Chanceux comme pas un, en passant par le centre ville de Baie-Comeau, secteur Marquette, les techniciens étaient à tester la fontaine toute neuve qui devrait être inaugurée le 24 juin.
Ce qui est intéressant avec cette nouvelle place au centre ville, c’est qu’une fois l’eau arrêtée, la surface peut servir de scène pour y produire des groupes.
Annexé au théâtre de Baie-Comeau, la construction du Centre des arts progresse rapidement.
Le centre culturel regroupera en un seul lieu toutes les activités de formation en danse et en musique, dans des locaux appropriés, d’une part pour l’enseignement, la répétition et la diffusion de la danse et de la musique et, d’autre part, pour l’établissement d’un point de service de la bibliothèque municipale ainsi que pour l’aménagement de locaux administratifs au Théâtre de Baie-Comeau.