Il y a 40 ans…

Le Festival d’été est-il devenu un festival anglophone maintenant que les FrancoFolies de Montréal ont décidé de devancer leur présentation de deux mois, en juin plutôt qu’en août?

Source : Cyberpresse

Mommy, Daddy (1971)

Paroles : Gilles Richer et Marc Gélinas
Musique : Marc Gélinas
Interprètes originaux : Dominique Michel et Marc Gélinas
Interprète de la présente version : Anne Dorval

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me how in French my friends used to call me
Paule, Lise, Pierre, Jacques ou Louise
Groulx, Papineau, Gauthier, Fortin, Robichaud, Charbonneau.

Mommy, daddy, what happened to my name?
Oh mommy, daddy, how come it’s not the same?
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me where we used to live in this country
Trois-Rivières, Saint-Paul, Grand-Mère
Saint-Marc, Berthier, Gaspé, Dolbeau, Tadoussac, Gatineau.

Mommy, daddy, how come it’s not the same?
Oh mommy, daddy, there’s so much in a name.
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please do the song you sang when I was a baby
Fais dodo, Colas mon p’tit frère
Fais dodo, mon petit frère, tu auras de l’eau.

Mommy, daddy, I remember the song
Oh mommy, daddy, something seems to be wrong
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late?

Mommy, daddy, I love you dearly
Please tell me once again that beautiful story
Un jour ils partirent de France
Bâtirent ici quelques villages, une ville, un pays.

Mommy, daddy, how come we lost the game?
Oh mommy, daddy, are you the ones to blame?
Oh mommy, tell me why it’s too late, too late, much too late?

De nombreuses faillites en vue…

Québec a dévoilé son projet de règlement sur la redevance pour l’utilisation de l’eau. La redevance comportera deux taux.

Un premier, fixé à 70 $ pour chaque million de litres d’eau prélevés, sera imposé aux industries qui utilisent l’eau comme composante de leur produit, comme les producteurs de jus ou de bière.

Source : Radio-Canada

Cette semaine chez IGA, on trouve :

Source : Circulaire IGA du jeudi 29 avril au mercredi 05 mai 2010

Avec l’incroyable redevance qu’imposera le gouvernement,  il en coûtera l’énorme somme de  0,00084$ à IGA, sur ce spécial de de 3,99$

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression qu’il y a quelqu’un qui rit de moi, dans mon dos, et qu’il doit être en train de faire un  chèque pour le financement du parti libéral…

Des affaires de merde…

(…) La banque d’affaires Goldman Sachs a vendu délibérément des «affaires de merde» à ses clients, selon un courriel interne dont le contenu a été commenté lors de l’audition de plusieurs responsables de la banque d’affaires devant le Sénat américain mardi.

(…) «Combien de ces « affaires de merde » avez-vous vendu à vos clients?», a demandé le sénateur Levin, visiblement excédé. «Vous saviez que c’était une affaire de merde (…) vous en avez vendu des centaines de millions», a-t-il dit.

Source : Cyberpresse

Le plus étonnant, c’est que ces financiers aient été capables de trouver autant de «sacs à merde» pour accueillir leurs «affaires de merde».

S’il fallait une preuve comme quoi l’argent n’a pas d’odeur, en voici l’exemple parfait.

Quelle mise en scène !!!

(…)«Je ne peux pas penser qu’on va nous reprocher de travailler un dimanche, il faut prendre le temps de faire les choses.»
-Line Beauchamp, ministre de l’Environnement

Source : Canoe

ou quand on prend les citoyens pour des caves… C’est d’une tristesse infinie…

Le gouvernement va sûrement se retrouver en nomination pour un trophée Artis, l’année prochaine…

Speak white

(…) La plupart des sénateurs conservateurs, y compris les francophones, s’opposent au projet de loi qui exigerait des juges à la Cour suprême du Canada qu’ils comprennent le français et l’anglais sans l’aide d’un interprète.

Source : Radio-Canada

Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare

nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et
Keats
speak white
et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan

speak white
parlez de chose et d’autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument de Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l’eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d’apprécier
toute l’importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really
speak white
quand vous get down to brass tacks

pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu dur d’oreille
nous vivons trop près des machines
et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils

speak white and loud
qu’on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar

speak white
tell us that God is a great big shot
and that we’re paid to trust him
speak white
c’est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d’âme
mais pour se vendre

ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l’éternité d’un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d’huile

speak white
soyez à l’aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d’avoir le monopole
de la correction de langage

dans la langue douce de Shakespeare
avec l’accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viet-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression
speak white
c’est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques

speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock

speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendes vous répondre
we’re doing all right
we’re doing fine
We
are not alone

nous savons
que nous ne sommes pas seuls.

Michèle Lalonde
Speak white

Quand on se plaint le ventre plein…

(…) Clément Gignac a par ailleurs laissé entendre lundi que Québec s’apprêtait à lancer une «campagne de publicité plus agressive» pour faire la promotion du budget Bachand, fort mal accueilli par la population à cause des nombreuses augmentations de taxes et de tarifs qu’il contient.

(…) Citant des chiffres du fiscaliste Luc Godbout, de l’Université de Sherbrooke, M. Gignac a soutenu que pour un couple gagnant 75 000 $ par année, le budget allait se traduire par une charge additionnelle de «seulement» 3,10 $ par jour.

Source : Cyberpresse

Si vous trouvez que cela coûte trop cher, la solution est très simple, vous n’aurez qu’à manger deux fois moins chaque jour.

(…) Selon un organisme montréalais, il en coûte maintenant en moyenne 6,11 $ par personne par jour, au minimum, pour bien se nourrir, à Montréal, depuis les récentes hausses du prix du lait;

Source : Immigrer.com

Un heureux moyen pour lutter contre l’obésité.

Évidemment, tout a été fait dans les règles de l’art…

(…) Selon des sources proches de ce processus de sélection, les gouvernements successifs ont toujours choisi des «sympathisants» pour siéger à ces comités, auxquels ils se retrouvent en compagnie d’un représentant de la magistrature, et d’un autre du Barreau. Il y a quelques années, la femme d’un ministre en vue a fait partie d’un de ces comités; plus récemment, c’est la conjointe d’un sous-ministre associé au gouvernement Charest qui a assisté à ces délibérations.

Source : Cyberpresse

Les caractères gras sont de moi.

Comme représentant du public, vous ne pensez quand même pas que l’on va déranger Joe Bleau qui, lui, doit travailler, pour payer ses impôts…

Cela doit être intéressant pour ces gens de «faire people» pour cet exercice, après tout elles sont supposées représenter le public.

Un spectacle de boucane…

(…) Ainsi, la sanction maximale pour une entreprise qui rejette un contaminant prohibé dans l’environnement passera de 250 000 $ à 6 millions de dollars. Leurs dirigeants et leurs administrateurs devront verser 2 millions plutôt que les 25 000 $ actuels.

Source : Radio-Canada

Combien de fois dans le passé a-t-on imposé l’amende de 250 000$ à une entreprise ?

Combien de fois dans le passé a-t-on imposé l’amende de 25 000$ à des dirigeants d’une entreprise ?

Alors 250 000$, 6 000 000$, ça veut dire quoi ?

Un show de boucane pour faire croire au peuple qu’on agit…

Comme on dit par «che-nous», de la grosse bullshit.

Bande de jaloux…

Source : Radio-Canada

il faut bien les aider, les pauvres…

Ils devront payer un gros 200$ pour le système de santé, dans leur prochain rapport d’impôt.

Paraît-il qu’on est condamné à payer des bonis pour retenir les compétents dans le secteur public… même si les rendements de la CDP sont parmi les moins bons dans le genre.

Drôle de système. Là où on récompense les moins bons de la classe.

Coudonc, je vais continuer à regarder le show du matin…

Charité bien ordonnée…

(…) Les dirigeants de plusieurs organisations caritatives canadiennes ont reçu plus de 300 000 $ en rémunération en 2009, selon des informations fournies à Revenu Canada et dévoilées par le Globe and Mail.

Source : Radio-Canada

… commence par soi-même.  Et on nous ressort l’argument éculé…

(…) Le président du conseil d’administration d’Imagine Canada, Don McCreesh, soutient qu’il est impensable de limiter le salaire des gestionnaires d’organisations caritatives à 250 000 $. Il soutient que certaines d’entre elles sont d’une taille imposante et qu’elles nécessitent des gestionnaires compétents.

Source : Radio-Canada

Comme si le salaire et les bonis étaient la preuve de la compétence.

Ceux et celles qui ont fait perdre 40 milliards à la Caisse de dépôt et de placement du Québec carburaient aux salaires élevés et aux bonis… et pourtant cela a-t-il empêché la catastrophe de se produire ?

Ceux qui dirigeaient Enron et qui se payaient des dizaines de millions en salaires et en bonis ont-ils évité sa déconfiture ?

Les banquiers qui sont en partie responsables de la dernière crise économique étaient-ils payés au salaire minium ?

Et il y en a encore pour nous faire croire que salaires élevés et bonis élevés = compétence.  La seule compétence qu’ils ont, c’est celle de pouvoir «fourrer» ceux qui paient leurs salaires et leurs bonis. Et habituellement, ce sont des gens de la classe moyenne qui paient.

On appelle cela, une amende salée…

(…) Les fabricants de cigarettes JTI-Macdonald et R.J. Reynolds ont accepté de payer une amende de 550 millions de dollars au gouvernement canadien et aux gouvernements des provinces et des territoires, relativement à leur participation à la contrebande de tabac au début des années 1990.

Source : Cyberpresse

(…) Ces montants payables immédiatement s’ajoutent au paiement de 1,15 milliard en 15 ans que deux autres compagnies, Imperial Tobacco Canada et Rothmans, Benson & Hedges, s’étaient vu infliger dans des accords du même genre en 2008. Au total, c’est donc près de 1,7 milliard qui sera versé aux gouvernements, dont 307 millions au Québec.

(…) Il est vrai qu’en 2004 Québec avait réclamé, seulement à JTI-Macdonald, de lui rembourser 1,4 milliard pour contrebande et taxes impayées.

Source : Le Devoir

(Les caractères gras sont de moi)

307 millions sur 1,4 milliards.

Devinez qui sont les cons ???

R.I.P. 1916-2010

La symphonie des hypocrites, ceux qui n’en avaient rien à foutre de Michel Chartrand, mais qui ont besoin de se faire voir dans de telle circonstance, est en marche.

Le chef d’orchestre ne manque pas de musiciens.

Là où il est, il doit avoir envie de vomir…

Rien à dire sur…

La neige de l'hiver

la mère nature… On n’a aucun contrôle sur elle.  Après nous avoir épargné durant tout le dernier hiver, elle nous fait «suer» ce printemps.

Seule consolation, c’est que cette neige fond très rapidement.  Les 57 centimètres qu’on a reçu, il y a 10 jours, ont fondu… et la mère nature nous remet cela, ce matin.

Qu’à cela ne tienne, ce sera un temps idéal pour remonter mon nouveau disque dur. Ça, ça m’emmerde bien plus que la neige.

Créer de la richesse, c’est…

Le nivellement par le bas des riches PDG de ce monde ne date pas de cette année. À l’instar des pauvres Pierre, Paul, Robert et André qui gagnent un salaire de 20 000$ par année, nos dirigeants de sociétés cotées en Bourse payent au Québec le même taux d’imposition combiné fédéral-provincial de 29% sur les centaines de millions de dollars de revenus qu’ils encaissent avec leurs régimes d’options d’achat d’actions.

À eux seuls, cinq PDG montréalais de grandes sociétés canadiennes ont empoché depuis 2007 la fabuleuse somme de 160 millions de dollars de profits en revendant sur le marché boursier les blocs d’actions qu’ils ont acquis en exerçant leurs options.

Au fédéral, ces cinq PDG ont eu droit à une déduction de 80 millions de dollars et au provincial, à une déduction de 40 millions.

Résultat: les cinq PDG montréalais ont pu bénéficier, sur ces revenus de régimes d’options, d’une économie d’impôt fédéral de 19 millions et d’une économie d’impôt provincial de quelque 10 millions.

Source : Cyberpresse

ça…

Depuis le temps qu’on nous dit que les riches sont si peu nombreux qu’il serait inutile de leur exiger plus au niveau de l’impôt, car cela ne représenterait, somme toute, que des «peanuts» par rapport aux besoins de l’État.

Suivant cette même logique, si on leur en demandait moins, on pourrait en déduire que l’État n’en serait pas plus pénalisé. Alors pourquoi ne pas prôner le congé d’impôt pour les  plus riches ???

Après tout, c’est eux qui créent de la richesse… évidemment, surtout leur propre richesse.

Le retour d’ascenseur…

Le budget du gouvernement du Québec prévoit une hausse du financement de l’Orchestre symphonique de Montréal grâce à la création d’un fonds de 10 M$ à même les revenus de Loto-Québec.

Le ministre Bachand a annoncé mardi la création d’un fonds de 10 M$ par Loto-Québec pour l’Orchestre symphonique de Montréal en 2010-2011. Le montant de ce fonds passera à 8,5 M$ par an par la suite.

Source : Rue Frontenac

Un service en attire un autre.  Les dernières sorties de Lucien auront été payantes pour l’OSM.

On ne pourra pas dire que la gang à Charest n’est pas reconnaissante…

Ce n’est sûrement pas Lucien qui va se plaindre.

Et puis après !!!

Le président de la firme d’ingénieurs-conseils BPR Infrastructure, Yvon Tourigny, a reçu un constat d’infraction de la part du ministère de la Justice du Québec pour ne pas avoir respecté la loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, selon ce que rapporte Radio-Canada.

BPR a reçu 12 de ces constats d’infraction, ce qui constitue un nombre record.

Source : Cyberpresse

Ces amendes seront probablement incluses dans les coûts de contrats qu’ils obtiendront subséquemment.

Ils font probablement partis de ceux qui ont applaudi le ministre Bachand

Le temps des bouffons…

Les Québécois sont «depuis longtemps déresponsabilisés» face à leurs services publics, a déploré M. Bachand. «Ce n’est pas vrai que les services sont gratuits. Il y a un coût à ça et c’est 68, 69 milliards $.»

Le ministre a été chaleureusement applaudi par les 600 convives de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Source : Cyberpresse

Ce sont les mêmes qui ont chaudement applaudi Henri-Paul Rousseau qui venait de faire perdre aux Québécois 40 milliards de leur avoir.

Les réjouissances se poursuivent.

Une bonne pensée pour Pierre Falardeau. Les temps n’ont pas changé…