Ce vendredi matin, c’était la compétition en tandem (voyant et non-voyant) sur une distance de 22,8 km, soit 2 fois le parcours. Les photos sont toujours prises au haut de la Côte-St-Georges à Baie-Comeau.
Le comité sénatorial en est arrivé à cette brillante conclusion après avoir mené une très grande consultation… ils ont consulté les renards.
Après avoir entendu les témoignages de représentants de l’industrie, du ministère des Ressources naturelles et du ministre Christian Paradis, le comité sur l’énergie et l’environnement estime que la réglementation canadienne sur les forages en mer est suffisamment stricte.
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Alors nous, les poules… nous pouvons dormir en paix. (Moi, c’est le témoignage de Christian Paradis qui m’a convaincu.)
Le gouvernement Harper se prépare à un affrontement avec les provinces dans les négociations visant à renouveler l’accord sur les transferts de fonds fédéraux destinés à la santé.
Depuis quelques semaines, le ministre des Finances, Jim Flaherty, multiplie les avertissements?: les provinces ne pourront plus compter sur la générosité dont Ottawa a fait preuve jusqu’ici pour éponger la facture des services de santé.
À un journaliste qui l’interrogeait sur la logique, en ces temps de déficit, de dépenser des milliards en nouvelles prisons alors que le taux de criminalité est à la baisse, il a rétorqué: «Nous sommes très préoccupés par l’augmentation du nombre de crimes qui ne sont pas rapportés.» Du coup, pour justifier l’orientation de son gouvernement, il a fait fi des chiffres rendus publics le 20 juillet dernier par Statistique Canada, selon lesquels «le volume et la gravité des crimes déclarés par la police ont reculé en 2009, poursuivant la tendance à la baisse observée au cours des dix dernières années».
Le bureau du ministre de la Justice a fait savoir plus tard à la presse que le ministre Day faisait référence, sans pouvoir nous le dire, à une enquête de Statistique Canada portant sur la victimisation des Canadiens selon laquelle à peine 34 % des crimes ont été portés à l’attention de la police en 2004. Mais depuis quand planifie-t-on la construction de prisons sur la base de crimes non rapportés et qui, par conséquent, ne donneront pas lieu à des poursuites ni à un éventuel emprisonnement?
Et si on lui proposait de créer des prisons virtuelles pour des crimes qui ne sont pas rapportés, peut-être qu’on réussirait à le guérir de sa maladie… et à sauver de l’argent.
Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu n’est pas impressionné par les dernières données du Centre canadien de la statistique juridique (CCSJ). L’ancien président, et fondateur, de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues critique non seulement la méthodologie mais aussi les intentions du CCSJ.
La tendance à la baisse de la criminalité s’est poursuivie en 2009 au Canada et cela, essentiellement en raison du vieillissement de la population.
Ainsi, selon Statistique Canada, le volume et la gravité des crimes déclarés par la police ont reculé au pays en 2009.
L’agence fédérale rapporte dans un rapport publié ce mardi que le taux de criminalité, qui sert à mesurer le volume d’infractions signalées à la police, s’est replié de 3 pour cent en 2009. Il était de 17 pour cent inférieur à ce qu’il était 10 ans plus tôt.
et ce, sans avoir eu besoin de construire de nouvelles prisons et de durcir inutilement les lois criminelles. Pendant toutes ces années, on aura sauvé 2 milliards par année.
Deux milliards de plus par année pour les prisons
L’abolition du temps compté en double avant la condamnation d’un accusé augmentera la population carcérale de 28 %
Voilà peut-être un début de preuve que les mesures incluses dans les projets de lois revanchards des conservateurs, au niveau de la justice, et dont Boisvenu réclame la paternité sont, en réalité, inutiles.
(…) Près de la moitié des députés fédéraux cumulent des emplois, dirigent des entreprises ou ont une source de revenus autre que leur salaire annuel de plus de 100 000 $.
(…) L’examen de documents d’information récemment déposés auprès de la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, Mary Dawson, permettent de constater que 151 des 308 députés aux Communes profitent d’un revenu d’une autre source ou encore possèdent des parts dans une entreprise.
(…) Même le Directeur parlementaire du budget, Kevin Page, a dû se débrouiller sans l’aide du ministère des Finances et des Services correctionnels pour établir le vrai coût du programme law and order des conservateurs.
(…) Non, la note atteindra de 8 à 13 milliards $ répartis sur plusieurs années uniquement pour construire de nouvelles prisons pour accueillir des milliers de prévenus et de détenus supplémentaires.
(…) Les provinces étant responsables de l’administration de la justice, la nouvelle loi forcera le Québec à investir entre 1,3 et 2,1 milliards $ pour la construction de prisons dont il ne veut pas, et de consacrer plus de un milliard $ par année à leur fonctionnement.
… le gouvernement du Québec n’aura qu’à couper dans le budget de la santé… après tout, parait-il, la sécurité est très importante pour la population vieillissante.
Et la question ? Est-ce que cela va faire en sorte qu’un seul de ces bandits, qui vont purger une peine plus longue, va arrêter d’opérer. L’exemple des États-Unis nous prouvent le contraire.
(…) La plupart des sénateurs conservateurs, y compris les francophones, s’opposent au projet de loi qui exigerait des juges à la Cour suprême du Canada qu’ils comprennent le français et l’anglais sans l’aide d’un interprète.
Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare
nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et
Keats speak white
et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan
speak white
parlez de chose et d’autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument de Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l’eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d’apprécier
toute l’importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really speak white
quand vous get down to brass tacks
pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu dur d’oreille
nous vivons trop près des machines
et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils
speak white and loud
qu’on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar
speak white
tell us that God is a great big shot
and that we’re paid to trust him speak white
c’est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d’âme
mais pour se vendre
ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l’éternité d’un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d’huile
speak white
soyez à l’aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d’avoir le monopole
de la correction de langage
dans la langue douce de Shakespeare
avec l’accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viet-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression speak white
c’est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques
speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock
speak white
de Westminster à Washington relayez-vous speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendes vous répondre
we’re doing all right
we’re doing fine
We
are not alone
Le bureau du premier ministre a fait savoir cet après-midi qu’il n’avait plus l’intention de se pencher sur cette question.
«Nous avons offert de consulter les Canadiens et les Canadiennes sur cette question et ils se sont exprimés haut et fort. Par une immense majorité, ils ne veulent pas rouvrir ce dossier. Le gouvernement n’ira pas plus loin en vue de modifier l’hymne national», a affirmé Dimitri Soudas, un proche collaborateur de Stephen Harper, dans un courriel.
La route vers le Parlement aura été trop longue pour s’y rendre… et la prorogation du Parlement n’aura pas été assez longue pour bien y peser le discours du trône.