La vraie question…

Même s’il admet que le Québec compte déjà plus de médecins que nécessaire, le ministre de la Santé Gaétan Barrette attendra encore deux ou trois ans avant de réduire les admissions dans les facultés de médecine.

«On serait justifiés de le faire maintenant, mais on a décidé d’agir avec prudence», a confié M. Barrette à l’occasion d’une entrevue exclusive avec notre bureau parlementaire. Le Québec compte 20 000 médecins pratiquants. «Il y en a à peu près 10 % de plus que nécessaire», reconnaît le ministre, soit environ 2000 médecins en surplus.

Le journal de Montréal

Si je comprends bien, le Québec n’a besoin que de 18 000 médecins pratiquants; on en aurait 20 000.

Je suppose que lorsqu’on parle des 18 000 médecins dont le Québec a besoin, ce sont 18 000 médecins pratiquant à temps plein.

Maintenant LA question : les 20 000 médecins pratiquants que comptent présentement le Québec sont-ils tous des médecins pratiquants à temps plein ou si ce sont des médecins où la semaine de 4 jours est plus importante que les services qu’ils doivent rendre à temps plein ???

 

C’est selon…

Jeudi matin, à peine quelques heures avant l’ouverture du congrès de la FQM, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a déposé 80 propositions d’amendements au projet de loi no 106. Ces modifications, assure-t-il, visent à «répondre directement aux préoccupations et aux demandes des municipalités».

Un geste législatif que n’a pas manqué de souligner le premier ministre dans son discours devant la FQM. «Quand vous parlez, on vous écoute», a-t-il lancé.

Le Soleil

La même nouvelle :

Même si elles l’ont réclamé à plusieurs reprises, les municipalités du Québec ne pourront pas bloquer les projets pétroliers et gaziers sur leur territoire si des permis d’exploration ont déjà été accordés, ce qui est le cas pour des centaines de municipalités. Et si une entreprise veut construire un pipeline ou un gazoduc sur un terrain privé en vue d’une exploitation d’hydrocarbures, elle pourra demander une expropriation de son propriétaire en cas de refus de ce dernier.

Ces nouvelles dispositions importantes du projet de loi 106 ont été confirmées au Devoir par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Elles font d’ailleurs partie des quelque 80 amendements très techniques déposés jeudi par le ministre Pierre Arcand, en vue de l’adoption de la première législation sur les hydrocarbures de l’histoire du Québec.

Or, le libellé précise que cette mesure d’exclusion « ne s’applique pas » aux zones qui sont déjà visées par un permis d’exploration. Selon la plus récente mise à jour disponible auprès du MERN, ces permis, accordés par le gouvernement sans consulter les municipalités, couvrent déjà plus de 60 000 kilomètres carrés de territoire au Québec.

Le Devoir

ou quand l’angle journalistique donne une couleur différente à la nouvelle.

Question : le ministre a-t-il écouté réellement les demandes des municipalités comme il le prétend ?

 

Sur la planète des singes…

Connaissez-vous le code de commercialisation responsable de Loto-Québec pour la loterie-vidéo ?

Je vous suggère d’aller le lire ICI.

L’article 3. dit :

3. S’assurer qu’aucun guichet automatique n’est installé à proximité de l’aire d’exploitation des appareils de loterie vidéo.

Pour faire respecter cet item du code RESPONSABLE, un génie de Loto-Québec, je suppose, aura émis une consigne de ce style…

Selon le règlement actuel de Loto-Québec, la seule contrainte concernant l’emplacement des guichets automatiques est que le joueur ne doit pas pouvoir les utiliser sans se lever de son siège devant l’appareil de loterie vidéo.

La Presse

Si je comprends bien, l’aire d’exploitation des appareils de loterie vidéo se mesure, pour les idiots de Loto-Québec, à la longueur des bras des joueurs.

Tu peux mettre ton guichet près de l’urinoir de telle sorte que, lorsque le joueur ira pisser, il pourra se recharger, sans problème de conscience pour Loto-Québec.

Sur la planète des singes, les dirigeantS des sociétés d’État prennent les consommateurs et les citoyens pour des idiots.

Être méchant, je dirais que le code de commercialisation responsable de Loto-Québec, c’est aussi efficace que le rôle de Commissaire à l’éthique.

Le Québec est fort sur les concepts vides…

À réfléchir !!!

On ne lit pas des polars que pour le plaisir; des fois, il y est écrit des bonnes pistes de réflexions.

Au départ. La vie est un choix. Du matin au soir, tous les jours. À qui on parle, où on s’assoit, ce qu’on dit, comment on le dit. Notre vie est définie par nos choix. C’est aussi simple et aussi complexe que cela. Et aussi fort.

P. 75, En plein cœur, Louise Penny

— Vous devez apprendre que vous avez des choix. Quatre choses mènent à la sagesse. Êtes-vous prête à les entendre ?

Elle fit signe que oui, tout en se demandant quand le travail policier allait débuter.

— Il y a quatre phrases qu’on apprend à dire, et à dire avec sincérité.

Gamache leva une main fermée, puis déplia ses doigts l’un après l’autre pour souligner chaque élément.

— Je ne sais pas. J’ai besoin d’aide. Pardonnez-moi. Et une autre.

Gamache réfléchit un moment, sans pouvoir se rappeler.

— J’ai oublié. Mais nous en reparlerons ce soir, n’est-ce pas ?

P. 76, En plein coeur, Louise Penny

Ces donneurs de leçons…

Une directive des évêques de l’Ouest canadien pressant les prêtres de refuser l’accès aux rites et funérailles religieux aux personnes ayant demandé l’aide à mourir soulève la colère des organismes qui protègent les droits des personnes malades. Cette position, qualifiée de « rétrograde » par certains, sème aussi la division chez les évêques canadiens réunis cette semaine en assemblée annuelle.

Le document souligne qu’il serait « scandaleux » que la cérémonie religieuse donne l’impression de cautionner ce « péché mortel » et « soit interprété comme un encouragement pour d’autres à commettre ce mal ».

Le Devoir

Et c’est cette même Église qui célèbre en grande pompe les funérailles des motards criminalisés et des parrains de la mafia qui tuent et s’entretuent…

Cette Église aurait intérêt à relire l’évangile de  Luc, 6, 41 :

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Comme disait l’autre :  Commence donc par balayer devant ta porte avant d’aller balayer devant celle du voisin

AJOUT, 30 septembre :

Les prêtres de Montréal et de Québec ne refuseront pas d’offrir des funérailles religieuses ou d’autres rites funéraires aux personnes ayant requis l’aide à mourir, au contraire d’une directive édictée par des évêques de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest.

En réaction au tollé suscité par la prise de position stricte de six diocèses de l’Ouest, les archevêques de Québec et de Montréal ont fait savoir jeudi en marge de l’Assemblée annuelle des évêques qui se déroule à Cornwall qu’ils prônaient plutôt une approche« d’accompagnement », malgré leur opposition morale à l’aide à mourir.

Le Devoir

Fallait le souligner…

Sur le commissaire à l’élastique…

En n’imposant aucune sanction aux députés ou ministres qui ont contrevenu aux valeurs que doivent respecter des membres de l’Assemblée nationale, le commissaire à l’éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, n’est pas à la hauteur de sa fonction.

C’est du moins le jugement qu’a porté le professeur de l’Institut d’éthique appliquée (IDEA) de l’Université Laval Luc Bégin devant la Commission des institutions qui se penche sur le rapport annuel 2015-2016 du commissaire à l’éthique. « On a été dans des situations où les affirmations du commissaire étaient suffisamment claires pour qu’il y ait sanction, estime l’universitaire. Il [Jacques Saint-Laurent] ne sert pas adéquatement la fonction qu’il occupe et contribue à susciter une interrogation quant à la valeur de l’exercice, même à l’existence, de cette institution. »

Le Devoir

C’est ça qui est ça… je ne suis pas le seul à le penser.

Faudrait peut-être que quelqu’un lui explique c’est quoi son rôle et ses obligations et que ça ne consiste pas seulement à ramasser son chèque de paie à tous les 15 jours.

Mais le commissaire, qui est le premier et seul titulaire à ce jour de la fonction, ne lui a pas imposé de sanction, comme à aucun élu depuis qu’il est en poste, soit depuis 2010. Ces sanctions vont de la simple réprimande à la destitution en passant par l’amende. « À partir du moment où le législateur a choisi d’inscrire ces valeurs et principes dans le Code, un manquement à leur endroit ne peut être considéré comme anodin », croit Luc Bégin.

Même source

 

À défaut d’un(e) bon(ne) libéral(e),…

Maryse Patenaude a retiré sa candidature pour le Parti libéral du Québec (PLQ) en vue de l’élection partielle dans la circonscription de Marie-Victorin, en Montérégie.

Un communiqué du PLQ explique ce retrait par des raisons personnelles et familiales.

La Presse

Le parti libéral pourrait peut-être aller choisir un candidat dans le bassin des partisans de l’ADQ…

Qui s’en occupe vraiment ???

Neuf ans après sa dernière parution, un nouveau Guide alimentaire canadien est enfin en marche.

«C’est un document très important», a précisé Hasan Hutchinson, directeur général du Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition de Santé Canada. Il était présent au Congrès annuel de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, qui se tenait à Montréal vendredi et samedi.

La Presse

Quand on les voit consulter…

On sait par contre qu’elle a pris le temps de rencontrer certains représentants de l’industrie alimentaire depuis son arrivée en poste, il y a un peu moins d’un an.

Parmi ces privilégiés, le groupe Produits alimentaires et de consommation du Canada a eu droit à deux rencontres avec la ministre cette année. Cette association représente des multinationales de l’alimentation présentes ici. Lors d’une rencontre, au mois d’avril, la présidente de ce lobby était accompagnée du président de Kellogg Canada, du président de McCain Canada, du président de Hershey Canada et du président de Coca-Cola Canada.

La Presse

on est en droit de se demander si c’est la santé des Canadiens qui préoccupent les tenants de ce guide ou si c’est la santé des entreprises.

C’est une vénérable institution qui en prend pour son rhume dans un texte publié hier dans le Globe and Mail. Le Guide alimentaire canadien a en effet soufflé ses 70 bougies récemment, ses préceptes percolent partout dans nos vies, nos écoles, nos hôpitaux, et il s’agit d’un des documents gouvernementaux les plus téléchargés — d’ailleurs disponible en pas moins de 12 langues.

Mais rien de tout cela n’impressionne Dr Yoni Freedhoff, professeur de médecine familiale à l’Université d’Ottawa, qui le décrit comme «brisé», trop influencé par l’industrie alimentaire et à bien des égards insuffisamment appuyé par la science. Le bon docteur, remarquez, n’en est pas à son premier coup de griffe envers le Guide, lui qui lors de sa dernière révision (la version actuelle a été publiée en 2007) le décrivait comme «obésogène».

La Presse

Je serai méchant et je dirai…

Que vous refusiez un Tylenol à l’hôpital ou une chimiothérapie, même combat. On écrira« refus de traitement » au dossier. Ça surprend toujours un peu le personnel soignant. « Les médecins se sentent complètement incompétents lorsque le patient refuse un traitement. Mais c’est à eux de régler leurs bibittes, pas au patient à en faire les frais. » Celle qui me parle est médecin spécialiste et enseigne aux futurs docs à l’université. Elle fait du terrain (en clinique, en salle d’opération) et prend le pouls des futurs résidents.

Votre temps est précieux mais jamais autant que lorsqu’il ne vous en reste plus. Et apprendre à mourir n’est pas une répétition générale. Si c’était à recommencer, combien de gens renonceraient à tout ce cirque ? J’en connais plusieurs, mais ils ne sont plus là pour le dire.

Le Devoir

que pour un médecin, un patient qui meurt trop vite, ce n’est plus un client payant…