Les économistes ont-ils eu tort ?

Le mois de juillet fait mentir les économistes

«Le Royaume-Uni va éviter la récession grâce à une consommation qui résiste»

Jusqu’ici, tout va bien… L’économie britannique est-elle comme l’homme qui a sauté d’un immeuble dans le film La haine de Mathieu Kassovitz, en 1995, ne sachant pas encore qu’il va s’écraser ? Ou se révèle-t-elle plus solide que prévu ? Les premières statistiques économiques publiées depuis le Brexit — le référendum s’est tenu le 23 juin — indiquent une robustesse inattendue. « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais, pour l’instant, ça va », reconnaît John Hawksworth, économiste en chef chez PricewaterhouseCoopers.

Jeudi, le Bureau britannique des statistiques a publié le très attendu premier chiffre économique qui concerne le mois de juillet. Les ventes au détail étaient en hausse en volume de 1,4 % par rapport à juin. Cela porte la progression sur un an à 5,9 %. Cette première donnée s’ajoute à un autre indicateur, publié mercredi 17 août : le nombre de demandeurs d’allocations-chômage a baissé, en juillet, de 8600 personnes. Il ne s’agit que d’une donnée partielle, sachant que le taux de chômage ne sera connu que le mois prochain, mais cela indique qu’il n’y a visiblement pas eu d’effondrement soudain au lendemain du référendum.

Ces statistiques ont pris les économistes à contre-pied.

Le Devoir

Absolument pas.  Il suffit tout simplement de ne pas désespérer.

Les économistes ont la loi de Finagle de leur bord; celle-ci dit :

La loi de Finagle:

  • « S’il existe une possibilité pour qu’une expérience échoue, elle échouera. »
  • « Si quelque chose de mal peut se produire, cela arrivera. »
  • Une version extrême de cette loi dit que « s’il y a la moindre possibilité que ça rate, ça ratera ; s’il n’y en a aucune, ça ratera quand même. »

Wikipedia

La preuve en est :

D’autant que l’apparente bonne santé économique post-Brexit s’explique aussi par des facteurs techniques qui pourraient ne pas durer. Il a fait beau en juillet, après un mois de juin très pluvieux. Le soleil a pu pousser les Britanniques à consommer davantage. De plus, la dépréciation de la livre sterling de plus de 10 % depuis le référendum attire les touristes. Les dépenses dans les grands magasins, très fréquentés par les visiteurs étrangers (John Lewis, Harrods…), sont en forte hausse.

Reste que les économistes ne pensent pas que cette forme olympique va continuer.

Même source

Bien sûr, les Olympiques se terminent très très bientôt et alors, les britanniques seront bien obligés de se mettre à chanter comme Beau Dommage :

«Ginette, Ginette, t’as mis d’la brume dans mes lunettes»… et c’est à partir de ce jour-là que tout va déraper. Plus de soleil pour soutenir l’économie; plus de touristes qui vont vouloir profiter de la dévaluation de la livre.

 

Faudra être patient…

Il «faudra une période plus longue» pour que l’usine de Ciment McInnis soit rentable, vu le dépassement de coûts de 444 millions $, a admis jeudi le ministre des Finances. Carlos Leitão reste convaincu que la cimenterie sera «rentable à moyen terme, car les perspectives de transport et de vente de ciment sur la côte est américaine sont toujours très positives».

Le Soleil

après tout, ne dit-on pas que Mathusalem aurait vécu 969 ans…

Et le lien entre McInnis et Mathusalem ?… Je le cherche encore.

Tout est dans tout…

Une course de taxi à 5400 $

Ce soir-là, Sylvain Lemire a tout su du chauffeur de taxi. Ses amours difficiles, son parcours migratoire. Tout y a passé, sauf un petit détail, à savoir qu’il avait une petite collection de fausses cartes de débit sous la main et qu’il s’apprêtait à lui dérober 5400 $.

La Presse

C’est pour dire…

Avec Uber , au moins, il aurait dû accepter le coût de sa course avant de payer et je doute qu’elle aurait été de ce montant.

Comme dirait peut-être Chevrette : avec Uber, on peut vous arnaquer avec votre consentement. En taxi, il y en a qui vous arnaque sans votre consentement.

LOL

Parlant de cynisme (bis)…

Le projet de loi 106 prévoit qu’il y aura des comités de suivi pour faire semblant d’avoir la participation de la communauté. À l’article 25, on peut lire que « le titulaire d’une licence d’exploration constitue un comité de suivi pour favoriser l’implication de la communauté locale sur l’ensemble du projet d’exploration » et, plus loin, que « les membres du comité sont choisis selon le processus déterminé par le titulaire de la licence. Il détermine également le nombre de membres qui composent le comité ».

Des comités de suivi bidon comme ceux-là, ça nous rappelle Les belles histoires des pays d’en haut. Dans notre imaginaire collectif, on se souvient du roman de Claude-Henri Grignon et d’une longue télésérie avec l’acteur Jean-Pierre Masson, sans oublier un film avec Pierre Lebeau, puis les plus jeunes ont vu une série plus olé olé l’an passé avec Vincent Leclerc dans le rôle-titre.

Pour assurer son pouvoir économique et politique sur sa paroisse, Séraphin Poudrier utilisait des prête-noms, comme celui de père Ovide. Un « père Ovide », c’est une mitaine, un béni-oui-oui qui fait ce que son patron lui dicte de faire à la table du conseil municipal. Même s’il est « collé hier, collé aujourd’hui, collé demain », le père Ovide est une marionnette qui n’a aucun pouvoir ; sa colonne vertébrale en Jell-O officialise la mainmise de son patron sur le système politique.

Le Devoir

Autrement dit, des comités d’auto-gratulations qui n’hésiteront sûrement pas à mordre la main qui les nourrit.

Parlant de cynisme…

Le projet de loi 106 « concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives » prévoit d’ailleurs de permettre les opérations de fracturation au Québec, opération essentielle pour extraire le gaz de schiste. Le document qui est étudié cette semaine en commission parlementaire ne mentionne toutefois jamais le mot « fracturation ». Le gouvernement Couillard parle plutôt de « stimulation physique, chimique ou autre ». Une telle démarche nécessitera une « autorisation de complétion » de la part du gouvernement.

Le Devoir

Nous revenons à l’ère des nouveaux curés.

Ou quand dans le temps on s’accusait, lors de la confession, d’avoir eu des pensées impures ou lieu de dire tout simplement que l’on s’était masturbé.

Cachons ces mots qu’on ne veut pas voir… ou quand un chat ne s’appelle plus un chat.

 

Quand le cynisme des uns…

L’événement qui le provoque peut changer d’une région à l’autre, mais le cynisme envers les dirigeants, politiques et d’entreprise, est généralisé à l’échelle canadienne.

Le bureau torontois du cabinet a analysé, pendant une période de 12 mois, 44 000 conversations en ligne tenues sur cinq réseaux. La recherche se fait d’abord par mot-clé, puis la conversation est analysée. Le constat est le même dans la première comme dans la deuxième édition de l’étude. « Les attitudes des Canadiens à l’égard des entreprises et des gouvernements sont profondément empreintes de cynisme, ce qui entraîne une réticence à faire confiance aux dirigeants ou aux marques », peut-on lire dans le communiqué.

Le Devoir

Définition du cynisme : Larousse

Attitude cynique, mépris effronté des convenances et de l’opinion qui pousse à exprimer sans ménagements des principes contraires à la morale, à la norme sociale.

Alors dites-moi sans rire que l’attitude de nombreux dirigeants d’entreprises et de membres de gouvernement qui essaient d’imposer à la population des mesures non-socialement acceptées, par le mensonge ou l’omission, ce n’est pas du cynisme.

Quand un parti politique propose un programme électoral et qu’une fois élu, il fait tout le contraire de son programme sous le fallacieux prétexte qu’ils étaient les seuls à ne pas connaître l’état de la province ou du pays, c’est du cynisme envers leurs électeurs.

Les non-dits et les non-réponses du lobby du pétrole pour faire accepter leur oléoduc, c’est du cynisme envers la population.

Quand une compagnie diminue la quantité de produits dans le contenant qui demeure de la même grosseur qu’auparavant, c’est plus que du vol, c’est du cynisme envers ses clients.

Le cynisme des Canadiens se nourrit à la mamelle du cynisme des chefs d’entreprise et des membres des différents gouvernements.

Ils récoltent ce qu’ils sèment.

Petit ajout :

Et aujourd’hui, ces travailleurs, en colère et déçus, ont l’impression de s’être fait avoir. Le problème, c’est que leur mécontentement est aujourd’hui récupéré par des politiciens prêts à tout pour gagner des votes. Je n’ai pas besoin de les nommer, vous les connaissez bien. Ils attisent les passions, nourrissent la division, leur projet n’est plus celui de faire rêver, mais de faire enrager.

Qu’on soit d’accord ou non, il faut regarder la réalité en face : les décideurs politiques et économiques sont de plus en plus déconnectés de ce que bien des gens ressentent. Et ces leaders doivent se poser la question : a-t-on fait ce qu’il fallait pour inclure tout le monde et favoriser un espoir véritable de succès économiques pour chacun? Autrement dit, le projet économique, qui est celui de favoriser la croissance, a-t-il amélioré le sort des gens?

Radio-Canada

Qu’en de beaux mots, ces choses sont dites.

Pas besoin d’ajouter un commentaire.

Comme preuve que c’est assez…

L’idée d’augmenter le salaire minimum à 15$ ne séduit pas le ministre des Finances Carlos Leitão, qui estime que les 10,75$ de l’heure actuellement consentis sont suffisants.

Présent au congrès de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) dimanche, à Saint-Augustin-de-Desmaures, M. Leitão a déclaré que le salaire minimum actuel était «à l’intérieur de ce qui est souhaitable», ajoutant qu’il ne voyait «pas de problème à ce niveau-là». Il a rappelé que le salaire minimum augmente légèrement chaque année. «Je ne vois pas pourquoi on accélèrerait ce processus-là.»

Le Soleil

voyez comme il semble à l’aise avec son salaire minimum !!!

salaire

Qu’est-ce que vous dites ???

Nos ministres ne sont pas payés au salaire minimum ???

Merci ! de me le préciser.  Je croyais qu’ils étaient des «bénévoles» qui le faisaient pour le salaire minimum…

Comme pénitence…

Des études auraient dû être exclues du rapport que l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a soumis au comité chargé de se pencher sur l’encadrement des chiens dangereux, a admis le président de l’organisation. Les études en question étaient l’oeuvre de militants financés par le lobby millionnaire de promotion des pitbulls, comme l’a révélé La Presse samedi.

Au lendemain de la publication du dossier de La Presse – Qui veut sauver les pitbulls? -, le Dr Joël Bergeron, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, a reconnu que l’organisation qu’il représente s’est placée dans une situation de conflit d’intérêts et envisage d’envoyer une lettre de clarification directement au comité.

«On a répertorié cinq études [sur les chiens dangereux] qui auraient pu nécessiter une certaine nuance ou même être exclues du rapport», a dit le Dr Bergeron hier.

Or, l’Ordre n’a pas mentionné dans son rapport remis au comité que certaines études sur lesquelles son rapport est basé ont été financées par des lobbys des pitbulls. Le président parle d’une bête erreur.

«C’est quelque chose qui nous avait échappé, on aurait dû le faire. Pour une organisation comme la nôtre, la crédibilité et la transparence sont nos premiers outils pour remplir notre devoir de protection du public, a admis le Dr Bergeron. C’était une erreur. Mais on a fait un travail et on voulait le faire de bonne foi.»

La Presse

comme pénitence, il devra porter la muselière pour la prochaine semaine… LOL

Clôt comme dans…

Le DPJ clôt le dossier des enfants juifs

Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) ferme les dossiers des enfants d’une école juive de Parc-Extension, à Montréal, quelques semaines après y avoir mené une opération flamboyante en raison d’un signalement pour négligence. Or, les acquis éducationnels des enfants n’ont pas été évalués.

Comme le DPJ considère que l’établissement n’est pas une école en bonne et due forme, aucune évaluation des acquis éducationnels des enfants n’a été faite lors de la visite des intervenants, et ce, malgré le signalement pour négligence éducationnelle. « Puisque vous avez décidé de vous assurer que vos enfants bénéficieront de l’école à la maison, cela supprime le facteur de risque », note l’entité chargée d’appliquer la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ).

Le Devoir

Clôt comme dans… j’m’en lave les mains.

Ils vont pouvoir retourner à leurs joyeux ronrons…